Ministère de l'Urbanisme, de l'Environnement et du Tourisme

Direction de l'Environnement et du Développement Durable

Projet «Révision du Plan National de mise en œuvre de la Convention de Stockholm de Djibouti»

La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants est un traité mondial visant à protéger la santé humaine et l’environnement des risques que présentent certains produits chimiques qui demeurent intacts dans l’environnement pendant de longues périodes, ont une large propagation géographique, s’accumulent dans les tissus des êtres humains et ont des effets nocifs sur la santé humaine ou l’environnement. Ces substances sont appelées polluants organiques persistants (POP).

 

La communauté internationale, inquiète de l’impact négatif potentiel de ces substances chimiques sur la santé, a adopté en mai 2001 la convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (instrument international juridiquement contraignant) pour gérer de manière écologiquement rationnelle une douzaine de substances.

 

La République de Djibouti a signé cette convention le 15/11/2001 et l’a ratifiée le 11/03/2004. La convention est entrée en vigueur pour l’ensemble des Parties le 17 mai 2004 après dépôt des instruments de ratification de 50 états et groupements régionaux.

 

Conformément aux dispositions de l’article 7 de la Convention de Stockholm demandant à chaque partie d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’action pour s’acquitter de ses obligations en vertu de cette convention, la République de Djibouti a élaboré son premier , Plan National de Mise en œuvre (PNM) de la Convention de Stockholm sur les POP et l’a transmis au secrétariat de la convention en juin 2007.

 

Depuis cette date, la convention de Stockholm a connu plusieurs évolutions et a été amendée à plusieurs reprises notamment plusieurs produits chimiques ont été rajoutés sur les listes des substances à éliminer (Annexe A), des substances dont il faut réduire l’usage (Annexe B) et des substances (Annexe C) dont il faut réduire les rejets. Par ailleurs les données démographiques, socioéconomiques, industrielles et agricoles de la République de Djibouti ont bien changé depuis ces dix dernières années.

 

Aussi, est-il devenu nécessaire de réviser et de mettre à jour le PNM de la République de Djibouti pour répondre plus efficacement aux menaces représentées par les nouveaux POP et pour répondre aux exigences de la convention notamment son article 7-c qui demande aux Parties d’examiner et de réviser leur PNM à intervalles réguliers.

 

Dans ce cadre, le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement (MHUE) a décidé de réviser les inventaires des POP, de réaliser les inventaires des nouveaux POP pour actualiser le PNM de la République de Djibouti.

La République de Djibouti, s’associant pleinement à l’effort mondial de préservation de

l’environnement et de la santé humaine vis-à-vis des effets pervers et irréversibles des POPs,

a adhéré à la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (instrument international juridiquement contraignant) le 15 novembre 2001 puis l’a ratifiée le 11 mars 2004

Aussi, consciente de sa vulnérabilité aux  conditions climatiques extrêmes, aux problèmes socioéconomiques et environnementaux cruciaux, sa vulnérabilité aux produits chimiques et déchets dangereux, la République de Djibouti a préparé sa première communication sur le Plan National de Mise en œuvre (PNM) en 2006 et ce conformément aux dispositions de l’article 7 de ladite Convention.

Conformément aux articles 13 et 14 de la Convention de Stockholm et aux résolutions pertinentes de la Conférences de plénipotentiaires, il a été décidé que le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) accorde une assistance financière pour la mise à jour du plan national de mise        en œuvre de la convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants aux  Parties qui sont des pays en développement et des pays à économie de transition et ce afin de soutenir lesdites Parties pour pallier les difficultés et les obstacles ci-dessus énumérés.

C’est dans ce cadre que la République de Djibouti bénéficie de l’assistance du FEM pour la réactualisation de son plan national de mise en œuvre de la Convention.

Composant du projet :

 Composante 1 : Évaluation de l’infrastructure nationale et de la capacité de gestion de tous les POP, élaboration des inventaires des nouveaux POP et mise à jour des POP initiaux.

 Composante 2 : Élaboration de plans d’action pour de nouveaux POP et mise à jour des plans d’action pour les POP initiaux, y compris l’analyse des lacunes

 Composante 3 : Élaboration d’un plan national de mise en œuvre révisé et de plans d’action connexes pour les 22 POP

 Composante 4 : Approbation du plan national de mise en œuvre

 Composante 5 : Transmission du Plan national de mise en œuvre mis à jour et révisé au Secrétariat de la Convention de Stockholm

Actualités

Projets