Ministère de l'Urbanisme, de l'Environnement et du Tourisme

Direction de l'Environnement et du Développement Durable

Projet « évaluation initiale de la Convention de Minamata sur le Mercure »

La Convention de Minamata sur le mercure est un traité mondial qui vise à protéger l’environnement et la santé contre les émissions et les rejets anthropogéniques de mercure et de composés de mercure.

Avec l’adoption de la Convention de Minamata en octobre 2013 au Japon, la communauté internationale a franchi une étape décisive dans la lutte contre les émissions et les rejets de mercure et surtout la menace du mercure sur l’environnement et la santé de millions d’individus à travers le monde.

Cette Convention porte le nom du lieu au Japon où, dans le courant du 20ème siècle, des milliers de personnes ont été empoisonnées par des effluents industriels contaminés au mercure, victimes de symptômes paralysant qui prirent le nom de la maladie de Minamata.

Par ailleurs, la Convention de Minamata met l’accent particulièrement sur un métal lourd hautement toxique, omniprésent à l’échelle internationale et qui a un impact considérable sur la santé humaine et l’environnement.

Les principaux points forts de la Convention de Minamata comprennent l’interdiction des nouvelles mines de mercure, l’élimination de celles qui existent déjà, des mesures de contrôle sur les émissions atmosphériques, et la réglementation internationale du secteur informel pour extraction minière artisanale et de l’or à petite échelle.

Aucun pays ne peut seul contrôler les effets transfrontaliers du mercure, la coopération internationale est donc l’unique moyen de combattre ce fléau.

Ainsi, pour ne pas rester en marge de l’élan mondial et permettre à notre pays une gestion rationnelle du mercure, la République de Djibouti a signé la Convention de Minamata le 10 octobre 2013 et a déposé son instrument de ratification le 23 septembre 2014.

En adhérant à cette convention, Djibouti s’est engagé à appliquer les principes édictés par cette Convention et notamment à réduire au minimum le risque engendré par le mercure.

Pour atteindre cet objectif et dans le cadre du projet « évaluation initiale de la Convention de Minamata sur le Mercure », le Ministère de l’Urbanisme, de l’Environnement et du Tourisme a entrepris entre autres des études pour la détermination du mécanisme de coordination du processus de gestion du mercure, une évaluation de l’infrastructure et des capacités nationales pour la gestion et la surveillance du mercure, l’inventaire de l’utilisation du mercure.

La République de Djibouti a obtenu un financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) pour le projet d’évaluation initiale de la Convention de Minamata sur le mercure » et avec comme agence d’exécution le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Le Projet est sous la tutelle du Ministère de l’Urbanisme, de l’Environnement et du Tourisme et la Direction de l’Environnement et du Développement Durable (DEDD) assure la Direction nationale du Projet (le Directeur de la DEDD est Directeur National du Projet) tandis que la gestion quotidienne des activités du projet revient au Coordonnateur National du Projet.

L’objectif du projet est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les risques posés par l’émission non intentionnelle et intentionnelle et la libération, l’utilisation malsaine et la gestion du mercure.

Aussi, la mise en œuvre rapide de la Convention de Minamata au niveau national est facilitée par l’utilisation des connaissances et des outils scientifiques et techniques par les parties prenantes nationales à Djibouti.

Enfin, un Comité de Pilotage du Projet (dans lequel sont représentées les principales parties prenantes concernées par le projet) a été mis en place pour s’assurer de l’approche participative dans la mise en œuvre du projet.

Composant du projet :

 Composante 1 : Détermination du mécanisme de coordination et organisation du processus.

 Composante 2 : Évaluation de l’infrastructure et des capacités nationales pour la gestion et la surveillance du mercure, y compris le cadre réglementaire et juridique national .

 Composante 3 : Développement d’un inventaire du mercure à l’aide du PNUE mercure toolkit Niveau 2

 Composante 4 : Identification des défis, des besoins et des possibilités de mettre en œuvre la Convention de Minamata sur le mercure

 Composante 5 : Préparation, validation du rapport national MIA et la mise en œuvre des activités de sensibilisation et de diffusion des résultats.

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